Pour avoir du reflex, il faut être amateur éclairé ou pro

Comme son nom le laisse supposer, cette catégorie d’appareils permet d’observer le sujet de la même manière que le fait l’objectif. L’image, captée par ce dernier, est renvoyée dans le viseur au moyen d’un miroir rabattable et d’une série de prismes. L’image de visée est donc exactement celle qui sera mémorisée sur la carte mémoire. Elle est exempte de parallaxe, c’est-à-dire de la différence d’angle entre l’image d’un viseur séparé de l’objectif et celle prise par l’objectif et envoyée au capteur. C’est un phénomène qui perturbe essentiellement les APN compacts. La parallaxe est surtout sensible aux courtes distances de prise de vue et n’affecte pas les compacts dépourvus de viseur clair.

Une image de visée parfaitement conforme à la réalité est indispensable pour les photographies rapprochées, en position macro comme l’on dit en jargon photographique. Elle est aussi plus confortable, parce que plus claire, pour toutes les autres applications de la photographie numérique, depuis le portrait jusqu’au paysage.

Un reflex peut aussi accueillir tous les objectifs dont la monture correspond à la sienne. Mais ici se pose le problème de l’adéquation entre les objectifs interchangeables des reflex argentiques et les dimensions du capteur du boîtier numérique. Le fait que les constructeurs se soient efforcés de minimiser ce problème ne l’escamote en rien. À moins de disposer d’un reflex numérique «plein format», c’est-à-dire dont les dimensions du capteur correspondent à celles de la pellicule 24 × 36, il y a lieu d’opérer une conversion des focales argentiques pour connaître la véritable focale utilisée, et par voie de conséquence, l’angle de champ couvert par celle-ci en numérique.

Les reflex numériques à objectif interchangeable de dernières générations – c’est-à-dire ceux proposés dans la fourchette des 900 à 2000 euros – font appel à des capteurs dont les dimensions sont environ moitié moindre que celles de la pellicule argentique. Il y a donc lieu de multiplier la focale des objectifs argentiques par 2 pour connaître approximativement la focale réelle que vous utilisez. Autre chose est des objectifs conçus pour les reflex numériques.

Le format 4/3

Imaginée à l’origine par un seul constructeur – mais, depuis, deux autres fabricants de boîtiers s’y sont ralliés ainsi que des équipementiers – ce système, car il s’agit à la fois des objectifs et du capteur, a voulu mettre fin aux imprécisions et aléas de la conversion des optiques argentiques.
Lancé à la Photokina de 2002, le système 4/3 est dédié aux besoins spécifiques du reflex numérique. Il optimise le couple objectif/capteur tout en établissant des normes mécaniques et de communication entre les optiques et le boîtier. Outre sa spécificité numérique, le format 4/3 constitue un format ouvert. Ce qui signifie que tout constructeur, de boîtiers ou d’objectifs, qui respecte le cahier de charge du système peut réaliser des appareils et des optiques interchangeables entre les différentes marques ayant rallié le format 4/3. Vous n’êtes plus tenu à une seule marque.

Universel

Le reflex à objectif interchangeable a toujours été considéré comme l’appareil photo universel par excellence. Il conserve ce titre dans sa version numérique.
Outre qu’il accepte une panoplie d’optiques, le reflex numérique à objectif interchangeable accueille également une énorme variété d’accessoires, depuis le flash additionnel plus puissant que celui d’origine jusqu’aux filtres à effet, en passant par des moteurs, des viseurs spéciaux, des packs de batteries complémentaires, des flashs annulaires, des émetteurs radio.

Appareil universel, le reflex numérique à objectif interchangeable couvre tous les besoins des photographes, tant débutants que professionnels. Il se décline aussi en plusieurs versions, depuis le boîtier de base jusqu’au dos professionnel en passant par l’appareil sophistiqué .