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Le roi de la route c'est le GPS, pas vous!

Pour éviter les éventuelles scènes de ménage dues à l ‘énervement d’une conduite au ‘pifomètre’ manquant tellement de précision que l’on vient de passer pour la quatrième fois par le même carrefour et que les minutes de retard s’accumulent allègrement, la solution la plus sage est d’éviter de perdre son chemin. A dire vrai, c’est impossible même avec une bonne carte routière car celle-ci ne tient évidemment pas compte des travaux et des déviations qui amènent le véhicule dans des chemins de campagne apparemment inconnus de tous. Pour parler correctement il faudrait remplacer ‘c’est impossible’ par c’était impossible’ car avec un système GPS, on arrive toujours à bon port. Une sérieuse baisse des prix et la multiplication des offres ont lancé définitivement les GPS sur la voie du succès et il est vrai que celui qui s’est laissé conduire quelques fois par un système de guidage routier ne peut plus s’en passer.

L’autonomie totale

Si l’on veut définir grossièrement le marché, on peut le diviser en deux types de matériel, l’autonome et le fixe. L’autonome, s’il est bien choisi, convient à la grande majorité des utilisateurs, surtout aux novices. Il peut être déplacé d’un véhicule à l’autre et est souvent très simple à utiliser. L’appareil intègre dans son boîtier l’antenne GPS, est doté d’un écran couleurs souvent tactile, d’un haut parleur et d’une cartographie intégrée avec son logiciel de navigation. C’est la navigation routière sous forme du prêt à porter. Qui plus est, les accessoires qui permettent de fixer l’ensemble dans le véhicule font partie du kit de départ. La plupart du temps, la fixation se fait par ventouse au pare-brise. Puisque nous parlons de pare-brise, il convient de faire attention au pare-brise chauffant qui parfois ne laisse pas passer vers l’antenne les ondes émises par les satellites. Dans ce cas, la pose d’une antenne extérieure devient nécessaire pour autant que le matériel acheté comporte la prise nécessaire.
Evoquons également un danger permanent, c’est le peu de discrétion de cette monture attachée par sa ventouse. Elle signale aux voleurs que vous utilisez un système d’aide à la navigation et que le matériel, si vous n’avez pas oublié de l’enlever lors de votre halte, se trouve probablement caché quelques part dans l’auto. C’est une forme d’encouragement aux mains lestes. Grand avantage de certains portables, ils conviennent également pour les déplacements à vélo ou à pieds.

Par ligne téléphonique

Pour ne pas se contenter d’un appareil qui ne sait effectuer que du guidage, il est possible de se munir d’un PDA (ordinateur de poche) ou d’un smart phone (téléphone très intelligent) ou d’un simple mobile. Certains de ceux-ci sont conçus pour offrir notamment la navigation routière et comprennent donc une antenne GPS. Cela facilite évidemment le travail. Et, dans la plupart des cas, c’est une carte mémoire qui fait office de base de données avec toutes les routes et les renseignements
Dans la plupart des cas, cependant, l’antenne GPS n’est plus intégrée mais reliée à l’appareil par un câble ou une liaison sans fil Bluetooth. Il faut être très vigilant à l’achat du matériel. Il faut évidemment s’assurer que le matériel peut être couplé avec une antenne GPS et trouver également un logiciel de cartographie compatible avec le système d’exploitation. C’est dans la plupart des cas un ensemble de matériel peu encombrant. La version la plus performante, en fait, est composée d’un téléphone compatible GPS avec un bel écran, ce sera bien utile, et un récepteur qui localisera l’appareil. Dans ce cas, plus de cartographie embarquée. Les cartes et les itinéraires seront envoyés par liaison GPRS au départ d’un prestataire de service spécialisé et indépendant ou au départ de votre opérateur GSM. Pour les amateurs de cette solution, il y a une bonne et une mauvaise nouvelle. Eliminons d’abord la mauvaise. Il est évident que pour pouvoir profiter de ce service, il faut tout d’abord un abonnement GPRS. Ensuite il faut ajouter les frais de connexion, de transmission et ceux du service cartographique.
Enfin, il ne faut jamais perdre de vue que tout se passe en communication téléphonique, souvent à l’étranger car c’est principalement lors de ces voyages que l’on demande une aide routière. Un grand voyageur y laissera quelques centaines d’euros par an. Dernier ‘hic’ il faut que les liaisons téléphoniques soient optimales tout au long du parcours.
Passons aux bonne nouvelles. Comme la liaison au service cartographique se fait en temps réel, il peut tenir compte des incidents survenus sur la route empruntée et de tout l’état du trafic dans la région. Il peut donc choisir l’itinéraire le plus efficace pour un moment donné. De plus, la cartographie est à jour, avec, par exemple, les nouveaux sens interdits.

Intégration à la voiture

Comme la navigation routière séduit de plus en plus de conducteurs, le matériel se diversifie de plus en plus. Le système est d’ailleurs de plus en plus souvent intégré au véhicule même.

Et selon les moyens de chacun, on peut se contenter d’une voix qui aligne les instructions pour vous conduire à bon port ou d’un superbe écran couleurs, qui se déplie en sortant du tableau de bord, qui est tactile et affiche de superbes cartes routières en version jour, nuit, trois dimensions, avec ou sans points d’intérêts. Les prix ne sont évidemment pas comparables.

Les copilotes électroniques sous format 1 DIN ne disposent que de l’écran de l’autoradio. L’affichage est donc réduit au minimum et ne propose pas de cartes, mais des flèches qui indiquent les directions à suivre, le nom de la rue empruntée ou celui de celle que l’on doit prendre au prochain carrefour, ainsi que quelques renseignements sur la distance qui reste à parcourir, l’heure présumée d’arrivée à destination etc.
El fait, il faut s’habituer à ne pas regarder l’écran mais à suivre les instructions sonores. C’est une question d’habitude car au début on évalue mal les distances et si la voix du copilote annonce ‘Dans six cent mètres prenez à droite’ on tourne gaillardement deux cent mètres trop tôt. Il faut donc attendre patiemment le ‘Tournez maintenant’ qui indique l’endroit exact de la manœuvre.

Avec le temps, ce système devient particulièrement efficace avec deux grands avantages: on ne doit plus quitter la route des yeux et l’installation est aussi discrète qu’un banal autoradio. Vous avez bien plus de chances de la conserver longtemps! De plus, par rapport aux systèmes indépendants, il ne faut tirer aucun câble supplémentaire. Mais le montage doit être effectué par un spécialiste et prend pas mal de temps.

Les points d’intérêts

Si l’on désire assimiler son tableau de bord à celui d’un avion de ligne, le grand écran couleurs s’impose. On peut contempler la route à suivre en trois dimensions, à l’échelle désirée. Le principal avantage est cependant d’y inclure les points d’intérêts désirés. On peut y faire figurer les stations-service, aires de repos ou autres restaurants sur ou à proximité des autoroutes. On peut donc bien préparer son itinéraire et les repas de l’équipage et du véhicule.

La plupart sont équipés d’écrans tactiles, interface de loin le plus pratique, et l’affichage plus précis et détaillé est parfois particulièrement utile, notamment lorsqu’une autoroute se divise en deux fois deux bandes pour desservir deux directions quelques centaines de mètres plus loin et que l’écran montre quelle bande on va devoir emprunter.
Et si vous arrivez en retard à votre rendez-vous ou si vous ratez la route des vacances, pas de pardon pour vous. Soit votre allergie au progrès vous a incité à ressortir la carte routière d’il y a vingt ans (bien des autoroutes n’existaient pas encore) et il est temps de vous soigner.
Soit vous possédez un copilote électronique et vous devez cesser de vous prendre pour l’unique patron du véhicule qui veut imposer ses idées sur les itinéraires sous prétexte que vous avez déjà emprunté ces routes plus souvent que lui. Ici, un peu d’humilité s’impose.