Avec les compacts, l’image est dans la poche

Ce type d’APN est sans doute le plus populaire. Il en existe des centaines de modèles et de tous les prix. Ils s’adressent aussi à tous types de publics, depuis l’amateur débutant jusqu’au photographe confirmé.
Pour vous aider à débroussailler cette forêt d’appareils photos numériques compacts, nous les avons classés en différentes catégories, où vous retrouverez les usages qui vous intéressent le mieux.

Les bonnes à tout faire

Sous cette expression, nous avons classé les appareils dont la palette des talents est étendue.
Ils sont généralement équipés d’un zoom 3 ou 4 fois, ces photoscopes semblent dédiés à la photographie familiale qu’ils réussissent en général très bien. On y trouve des modèles économiques, présentant un minimum de performances, et d’autres, un peu plus onéreux mais aussi plus performants.
Deux tendances émergent pour l’instant: les sensibilités élevées pour pouvoir photographier quand il fait sombre, mais aussi afin d’élever la vitesse d’obturation pour éliminer le flou. Il est évident que la montée en sensibilité va de pair avec l’apparition du bruit numérique. Mais certains constructeurs parviennent mieux que d’autres à dominer ce phénomène.

L’autre mouvance concerne le grand-angle. On trouve déjà un boîtier équipé d’un 23 mm. Cette dernière tendance est la bienvenue dans la mesure où elle permet des visions panoramiques d’un paysage et autorise des images complètes lorsqu’on manque de recul. À propos des photos panoramiques, quelques compacts disposent d’un logiciel associant plusieurs images – quatre voire cinq – pour n’en faire qu’une seule. Les logiciels les plus évolués de ces compacts affichent les portions d’images à juxtaposer, de manière à ce que les jonctions soient parfaites.

Puissantes optiques

Bien qu’ils ne soient «que» des compacts, ces appareils photo numériques sont équipés de zooms optique bien plus puissants que du temps de l’argentique.
Nous insistons toutefois sur le qualificatif «optique», car un zoom électronique ou numérique n’est qu’anecdotique. Il prend une portion de l’image originelle pour l’agrandir au niveau souhaité. Mais il agrandit aussi tous les défauts et notamment le bruit numérique. Il ne gêne pas non plus pour en rajouter une couche. N’en recherchez donc jamais la présence dans les spécifications.

Si un zoom puissant – 10 voire 12 fois – constitue un atout non négligeable, il y a lieu de se rappeler qu’au-delà de 100 mm il impose l’usage d’un trépied ou de pouvoir disposer d’un stabilisateur optique incorporé dans l’optique. Certains APN ont résolu la difficulté de produire un zoom de très grande amplitude et qui démarre au grand-angle en incorporant deux optiques dans leur boîtier. L’une est dédiée aux plages grand-angle et l’autre à la focale normale (50 mm env.) et au télé-objectif.

Ultracompacts

Le segment des APN a le vent en poupe. Car ce type d’appareil rencontre de nombreuses exigences, même de professionnels de la photographie. Comme ces modèles sont très compacts, ils se glissent aisément dans une poche, un sac à main voire une poche de poitrine. Étant donné leur compacité, la plage focale du zoom n’est pas très importante, généralement 3 fois. Ils ne sont pas dotés non plus de toutes les fonctionnalités de boîtiers plus évolués. Mais là n’est pas le but: un «bloc-notes» photographiques n’a pas besoin de réglages manuels, par exemple.

Outre la compacité, leur principal argument de vente concerne la stylique. Leur dessin est élégant et ils sont souvent dotés de couleurs à la mode. Quelques constructeurs disposent même d’une gamme complète de ce type d’appareios. Vous n’avez que l’embarras du choix.
S’ils ne sont pas hypersophistiqués, ils réalisent toutefois d’excellents clichés. L’optique, le capteur et le processeur n’ont heureusement pas été sacrifiés.

Les sous-marins

Afin de créer de nouvelles demandes dans un marché déjà bien occupé, les constructeurs ont imaginé de nouveaux segments tels celui du design. Mais aussi celui des boîtiers étanches ou résistants aux intempéries.
Ces baroudeurs invitent le photographe à les emporter, mais aussi à les utiliser partout et dans n’importe quelle circonstance. L’appareil numérique s’aventure maintenant aussi bien dans le désert qu’en montagne qu’en bord de mer et même sous l’eau. Ses joints lui permettent d’affronter les intempéries, le sable et la poussière.
Ils n’ont pas besoin de caisson étanche pour descendre à 5 m voire, pour de rares modèles, à 10 m sous la surface de l’eau. Si celle-ci est chargée en sel, il suffit de passer le boîtier sous l’eau du robinet pour qu’il se retrouve comme neuf. Puisque les compacts numériques ne comportent en général plus de viseur, le moniteur LCD en faisant office, il est plus aisé qu’auparavant de composer la scène sous l’eau.

Un objectif grand-angle constitue un atout puisque l’usage du télé-objectif n’a pas beaucoup de sens sous l’eau où les distances de prise de vue sont réduites.
C’est aussi dans cette catégorie de baroudeurs que vous trouverez des modèles supportant les chocs, une chute de 1,5 m par exemple.
Mais quel que soit le modèle que vous ayez retenu dans la catégorie des «sous-marins», examinez bien l’accessibilité des touches. Lorsqu’elles sont minuscules et disposées l’une près de l’autre, vous aurez sans doute difficile à les manipuler avec des gants ou lorsque vous doigts seront engourdis par le froid ou tout simplement mouillés lors de la descente du Grand Canyon en kayac…

Les virtuoses

Nous avons classé dans cette catégorie les APN compacts capables de prouesses que d’autres ignorent.
C’est le cas de ceux qui traitent l’image à leur bord, en supprimant les yeux rouges ou en améliorant la luminosité de l’image. Ils permettent encore d’ajouter des effets, le noir et blanc ou des cadres par exemple.
D’autres se spécialisent dans les hautes sensibilités. Ce qui n’est pas à la portée du premier processeur venu. Car la montée en sensibilité, 800 ou 1600 ISO, s’accompagne d’une montée en bruit numérique, ces «grains de sable» qui se manifestent dans les parties sombres de l’image et même dans les surfaces éclairées normalement. Le constructeur doit alors pouvoir disposer d’un processeur suffisamment puissant et bien étudié que pour contrer ce bruit numérique. Car de hautes sensibilités sont intéressantes non seulement pour pouvoir photographier dans des circonstances d’éclairage difficile, mais aussi pour pouvoir éléver automatiquement la vitesse d’obturation. Certains appareils détectent le sujet en mouvement et applique, tout aussi spontanément une vitesse d’obturation – et donc une sensibilité plus élevée – pour éviter le flou dû au bougé du sujet.

Parmi les virtuoses, nous évoquerons encore les APN en mesure de détecter la présence d’un ou plusieurs visages dans le sujet. Selon la marque chacune a sa recette propre des algorithmes détectent la présence des yeux, la ligne du nez, l’ovale du visage pour décider qu’il y a un ou des visages dans la composition. Il lui (leur) applique alors une exposition spécifique afin que les visages soient rendus le mieux possible tandis que la mise au point s’appliquent à eux et non à l’arrière-plan. Certains APN corrigent même les «yeux rouges». Notons ici que la détection de visages déborde le cadre des compacts. On la retrouve aujourd’hui dans certains «bridges».

Relevons enfin la présence de Wifi sur quelques compacts, une technologie de transmission radio de données, conçue à l’origine pour le monde informatique. Elle permet, selon le modèle, d’envoyer sans fil l’image ou la photo mémorisée sur un ordinateur proche ou distant. Aux tarifs pratiqués par les opérateurs téléphoniques, il est évident que cette fonctionnalité n’est réservée pour l’instant qu’aux utilisateurs professionnels. Wifi se déploie surtout dans la catégorie des reflex numériques.