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Flash sur les caméscopes

Le printemps, l’été l’automne et l’hiver. Chaque saison à son charme ? Le moment des communions, des anniversaires et autres fêtes. On pense aux grandes vacances. Soleil, plage, montagne, famille, farniente, nouveaux horizons, tout pousse vers l’achat d’un caméscope… Et si vous cédiez à la tentation ?

Clair aussi que tout un chacun n’est pas spécialiste! Evident donc qu’il est difficile de faire un choix pertinent dans une offre pléthorique. Dans les lignes qui suivent, on va poser quelques jalons qui permettront d’aborder le monde des caméscopes avec le recul indispensable pour y voir plus clair…

La messe est dite, c’est du numérique!

Une constatation tout d’abord, qui est un axe de force : les caméscopes numérique tiennent le haut du pavé et constituent l’avenir, tout comme c’est aussi le numérique qui a supplanté l’analogique dans le domaine de la musique et comme, plus récemment, les appareils photos se sont mis à l’heure digitale avec le plus grand des bonheurs. Les avantages du numérique sont légion : aucune perte sensible de qualité lors de copies ou de montages et des manipulations beaucoup plus aisées des séquences filmées.
La messe est donc dite à ce propos, un caméscope acheté aujourd’hui doit fonctionner en numérique.
Là où on risque encore d’hésiter c’est entre l’enregistrement traditionnel et les machines « high definition » (le « HD »), qui sont adaptées aux nouveaux standards de qualité.
Précisément, cette qualité de restitution, elle dépend du « capteur » (le « CCD » ou le « CMOS ») de la caméra. Il est constitué de « points », de « pixels ». Plus il y en a meilleure, mieux définie sera l’image. Les modèles d’entrée de gamme proposent des capteurs de 800.000 pixels et certains modèles vont jusqu’à 3.000.000 de pixels. Plus il y en a mieux c’est ? Certes, mais la qualité sera de toute manière limitée par le format TV… En fait, les hautes résolutions n’interviendront que… pour faire des photos ! Eh oui, certains caméscopes permettent de réaliser de véritables photographies et ce n’est qu’en cette fonction que la différence sera vraiment sensible. L’heureux possesseur d’un caméscope riche en pixel disposera donc d’un appareil « hybride », capable de faire d’excellentes photographies à condition toutefois de se rappeler toujours que c’est avec la lumière qu’on écrit, tant en vidéo qu’en photo !
Le respect des couleurs dépendra aussi de la qualité du capteur et des modèles « tri-CCD » ou « tri-CMOS existent, dans les modèles haut de gamme, pour s’occuper séparément de chaque composante fondamentale de la couleur.

Optique ou numérique ?

Voilà pour la base. L’objectif sera pourvu d’un zoom, bien sûr qui permet de rapprocher les sujets éloignés (fonction téléobjectif) ou de filmer à l’intérieur dans des pièces exiguës (fonction grand angle). Plus le zoom sera puissant, plus agréable sera l’utilisation puisqu’il permettra d’aller chercher les sujets les plus éloignés ou de filmer dans des pièces où on a peu de recul. Mais attention, il existe deux types de zoom : le numérique et l’optique… et, dans une saine pratique des choses, il ne faut faire entrer en compte que ce dernier : l’optique. En effet, le zoom numérique diminue la qualité d’enregistrement car il ne prend en compte qu’une partie de l’image du CCD (ou du CMOS) en interpolant c’est-à-dire en « inventant » artificiellement des points, des pixels. Dans la pratique, le zoom numérique est peu voire pas utilisé par les utilisateurs qui en reviennent la plupart du temps fort déçus. Prenez donc garde et comparez donc ce qui est comparable.
Il existe aussi un défaut inhérent à l’utilisation d’un zoom : plus on zoome fort plus le moindre mouvement involontaire est visible ! Un « tremblement naturel » (et… tout le monde tremble !) se traduit par un vrai désastre lorsqu’on filme en zoom maximum ! Le remède : utiliser un pied pour ce genre de prise de vue ou/et faire appel au stabilisateur du caméscope lorsque ce dernier en possède, qui « lissera » les mouvements involontaires. Et là encore, il existe deux types de stabilisateurs : le numérique et l’optique. Une fois de plus, c’est l’optique qu’il faut privilégier, car il ne dégrade pas l’image…
Revers de la médaille, il est plus coûteux.

Le fouillis du support

Alors parlons maintenant de la « cassette », car cassette il y a encore… parfois ! Le temps des VHS, des Bétamax et des autres 8mm est bien fini, c’est le règne de la « Mini DV » : ces petites cassettes constituent le support le plus répandu aujourd’hui et il est possible de choisir entre la vitesse standard et la vitesse réduite d’enregistrement, qui augmente la durée de l’enregistrement sans trop sacrifier à la qualité.

D’autre part, il existe des caméscopes qui inscrivent directement leurs images sur des mini DVD. C’est fort intéressant pour l’utilisateur, qui peut ainsi immédiatement enfourner les DVD dans le lecteur de salon ou dans l’ordinateur, sans qu’il soit nécessaire d’utiliser quelque câblage que ce soit. Mais on retrouve ici le « fouillis » des formats DVD… Les plus courants sont les DVD-RW, DVD+RW et DVD-RAM. Les enregistrements se font en format MPEG-2, qui est un peu inférieur en qualité au mode DV des mini-cassettes dont nous avons parlé plus haut.
Mais, comme l’enregistrement est numérique, pourquoi ne pas opter pour les cartes mémoires ? Oui, ces petites cartes du même genre que celles qui équipent les appareils photo numériques… L’ensemble est alors beaucoup moins sensible aux chocs puisqu’aucune pièce n’est en déplacement… Il existe déjà des modèles de ce genre mais la qualité et l’autonomie ne sont pas encore au même niveau. En revanche, et bien logiquement, le caméscope peut du même coup se faire encore plus compact. Une voie d’avenir ?
La solution du disque dur interne est fort performante. Ici, l’enregistrement se fait sur un vrai mini disque dur. Les durées d’enregistrement sont beaucoup plus confortables et les disques durs sont protégés contre les chocs. Et quel confort pour les transferts que de brancher l’appareil sur l’ordinateur et de le voir immédiatement reconnu en tant que « disque dur externe » !
Toutes ces techniques ont leurs (gros) avantages et leurs (légers) inconvénients. Les cassettes peuvent bourrer, les DVD devenir illisibles, les cartes ont peu d’autonomie et les disques durs (nous avons pourtant un faible pour cette solution) peuvent crasher.

Quand le « mal est fait »…

Pour connecter le caméscope, il faut… des prises, bien entendu ! Mais beaucoup moins qu’avant, fort heureusement. Notez déjà bien que les caméscopes à DVD éliminent le problème puisqu’on glisse leur DVD dans un lecteur de salon ou d’ordinateur. Généralement on trouve une sortie analogique qui permet de visionner sur un écran TV. Pour le branchement sur l’ordinateur du caméscope, on privilégiera les prises rapides comme l’USB 2.0, très répandu dans le monde PC ou FireWire (en déclin en termes de part de marché).
Mais pourquoi connecter un caméscope sur un ordinateur ? En fait, c’est pour effectuer un montage, un réarrangement des séquences filmées, pour transformer les prises de vues, toujours un peu disparates, en un petit film d’une quinzaine de minutes par exemple, débarrassé de toutes les imperfections. L’ordinateur, armé des logiciels adéquats dont certains sont très faciles d’emploi et aux fonctions basiques, permet de mettre bout à bout les séquences réussies, et d’ajouter une nouvelle bande son en plus de l’existante, par exemple. Le son est un peu le grand oublié de la vidéo, et cela depuis toujours. Il est fort dommage, par exemple, que les entrées micro ont quasiment disparu sur les machines « grand public ». Quant aux microphones « propriétaires » (achetés par la suite dans la marque), ils sont souvent hors de prix. L’inconvénient majeur des solutions de capture sonore actuelles, c’est qu’elles enregistrent fidèlement la respiration du cinéaste ainsi que les grondements de la mécanique…Il sera néanmoins possible de « traiter » ces défauts par la suite, par différentes méthodes qui exigeront l’emploi d’un ordinateur.
L’ordinateur autorisera aussi des transitions douces (fondu-enchaînés, effets numériques) entre les différentes séquences. En fait, ce faisant, vous devenez quasiment réalisateur !
Ah oui, méfiez-vous des fonctions « spéciales » du caméscope permettant de filmer en noir et blanc, en sépia ou en couleurs dénaturées : une fois que le « mal » est fait, on ne peut plus revenir en arrière ! Il est beaucoup plus judicieux d’enregistrer correctement, normalement, et de réserver tous ces « effets spéciaux » au stade du montage où l’ordinateur permettra de les réaliser en toute sécurité… et surtout de revenir en arrière si on change d’avis (fréquent !).

Pas de discussions sur « le sexe des anges »

L’autonomie d’un caméscope est importante. Imaginez un événement spécial, un anniversaire de mariage par exemple… Visualisez la scène : vous avez tout filmé et on amène le dessert. Et là, patatras, ça clignote dans le viseur avant de refuser tout bon et loyal service ! La catastrophe ! Et gare aux comparaisons issues des catalogues, les « autonomies annoncées » sont mesurées selon des critères fort différents qui ne permettent pas vraiment de se faire une idée. En effet, pour donner quelques exemples, il existe des différences assez marquées entre l’autonomie qui se mesure via un « long run » (un filmage continu) ou via plusieurs séquences espacées, et les chiffres seront aussi fort différents selon que l’on utilise intensément… ou pas du tout l’écran LCD de visualisation. Ne parlons même pas de la torche intégrée, grande consommatrice d’énergie.
Plutôt que de discuter du « sexe des anges », nous ne pouvons que conseiller, et vivement, l’achat immédiat d’une deuxième batterie, que vous transporterez toujours, bien chargée et prête à toute utilisation. Ce n’est certainement pas une contrainte de poids et vous vous en féliciterez car, et imprégnez-vous bien de l’idée, quelle que soit l’autonomie réelle de votre caméscope, il arrive toujours un moment où il est à bout de souffle !

Le corps ne rapetisse pas !

Un mot à propos de l’écran. La plupart du temps, il est extrêmement confortable d’utilisation. Lui aussi offre une « image » et lui aussi a donc une définition qui déterminera la qualité de cette image. Et vous connaissez la musique : plus il y a de pixels, mieux c’est. Et là, il existe de fortes différences entre les différents modèles, ouvrez… l’œil !
Petit talon d’Achille : la lecture… sous le soleil, bien qu’on ait fait de grands progrès. L’idéal c’est de tester soi-même, bien sûr, chez un revendeur complaisant qui vend autre chose que du prix et des boîtes et qui sait encore ce que le mot « service » signifie. Cela se trouve encore en cherchant bien, mais c’est un autre débat.
Petit débat final sur les dimensions et les poids… Historiquement, la tendance a toujours été à la baisse, dans le monde consumer comme dans le monde professionnel d’ailleurs. Mais il y a une limite à tout car notre corps, lui, ne rapetisse pas.
Ce n’est pas par hasard que les cameramen professionnels apprécient les machines « tenant bien en main et sur l’épaule ». Ceci pour dire qu’il faut garder malgré tout des dimensions autorisant une bonne prise en mains. Ici aussi, il faut essayer… et ne pas placer tous ses œufs dans le « stabilisateur optique ».