Les bridges sont les bonnes à tout faire de la photo

Segment des APN, ces appareils ont été imaginés pour réaliser une «passerelle» entre les compacts, à l’origine des entrées de gamme, et les reflex. À cette époque – il y a 7 ou 8 ans – les compacts n’étaient pas aussi évolués qu’ils ne le sont à l’heure actuelle et les reflex n’étaient pas à la portée du commun des mortels tellement ils étaient onéreux.

Les «bridges» – aussi appelés «tout-en-un» – sont des boîtiers plus volumineux que les compacts, équipés des fonctionnalités des reflex telle la mise au point manuelle et de plusieurs modes d’exposition comme la priorité au diaphragme ou à la vitesse et les réglages manuels. L’une de leurs caractéristiques essentielles est de disposer d’un puissant objectif zoom – 10, 12 voire 18 fois – monté à demeure sur le boîtier. À l’inverse des reflex, ils ne peuvent donc pas recevoir d’autres objectifs. Cette caractéristique présente à la fois un avantage et un inconvénient, l’un découlant de l’autre. Si vous ne pouvez remplacer l’objectif par un autre, le boîtier demeurera toujours étanche à la poussière. Pas de souci du côté du capteur, donc.

Bien évidemment, il vous faudra vous contenter des caractéristiques de l’optique qui fait corps avec l’appareil. Cette remarque vaut surtout pour le grand-angle. Pour les raisons avancées dans le chapitre consacré aux compacts, il vaut mieux pouvoir disposer d’un grand-angle descendant à 28 mm. Tous les «bridges» n’arrivent pas à cette performance.

Il y a bien les compléments optiques à visser sur l’optique d’origine, pour descendre dans les positions grand-angle ou pour prolonger la plage télé-objectif. Mais ils imposent souvent une perte de luminosité et parfois même, surtout s’ils ne proviennent pas du fabricant de l’appareil, des distorsions ou des aberrations chromatiques. Si le «bridge» constitue une solution élégante pour le photographe qui désire pouvoir disposer de spécificités élevées sous un faible encombrement – en d’autres termes, des avantages du compact et du reflex – son point faible réside dans son viseur. Tous les «bridges» ne sont pas équipés de la visée réflexe où l’image est prise au départ du capteur pour être transmise dans le viseur. Pour cette dernière catégorie, la visée s’opère au départ d’un minuscule moniteur LCD couleur, inclus dans le système de visée et donc distinct du grand moniteur à l’arrière du boîtier. Cette solution s’avère pratique en plein soleil, lorsque le grand moniteur est devenu indéchiffrable.

Mais le petit panneau LCD du viseur présente infailliblement une matrice de cristaux liquides. Elle est plus ou moins visible, et donc dérangeante, selon l’appareil. Elle empêche de distinguer de fins détails, ce qui peut se révéler déterminant pour la mise au point manuelle.

Le moniteur principal est en général pivotant. Qu’il le soit alors dans les plans horizontal et vertical afin de vous aider à réaliser des prises de vues sous n’importe quel angle.

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La nouvelle génération arrive !