Le surround virtuel est un réel tour de force

Les amateurs de musique et, bien entendu, ceux qui passent soirées et week-end à se baigner dans le flot d’images et de son du Home Cinéma tentent de plonger au plus profond de l’action.

Pour cela il n’y a pas des centaines de possibilités. La seule réalisable raisonnablement est de demander au son d’être tellement absorbant qu’il en fait oublier notre monde réel.
Alors on peut penser, bien entendu, à aligner les haut-parleurs et à en garnir tous les murs de la pièce. C’est une solution qui donne parfois d’excellents résultats mais qui n’est pas tellement appréciée par ceux –ou celles- qui ne désirent pas transformer leur logis en une salle de spectacle couverte de matériel et jonchées de câbles cachés vaille que vaille par les meubles et les tapis. L’idéal est donc d’obtenir un son spectaculaire à souhait en limitant au maximum le matériel utilisé.

Avec deux enceintes et un caisson

Dolby est une firme spécialisée dans la mise au point et la commercialisation de systèmes de réduction de bruit et de restitution du son en surround, cela date de 1976 déjà. Le Dolby Stereo a ensuite été utilisé par tous les fabricants d’audio fixe ou mobile.
Dolby ne pouvait donc que tenter de satisfaire les demandeurs de son surround sur deux enceintes. La firme a donc conçu la technologie Dolby Virtual Speaker (DVS) qui fonctionne au départ sur deux enceintes et un caisson d’extrêmes graves. Et avec cette configuration, elle donne l’impression aux auditeurs de bénéficier d’un son d’ambiance créé par cinq enceintes et un caisson. Les sons fournis par ces deux enceintes semblent provenir de l’avant, de l’arrière et des côtés. Mais cette ambiance est en fait créée pour un auditeur, ce qui s’explique par le fait que cette technologie avait été développée au départ, par Dolby, à la demande des utilisateurs de PC, principalement les internautes, qui souhaitaient bénéficier d’un son surround sur deux enceintes.

Pas simple

Inutile de dire que pour produire un pareil effet, les chercheurs ont planché ferme et que l’algorithme du DVS n’est pas des plus simple. Sans entrer dans les détails, il est basé sur des paramètres psycho acoustiques et demande une compréhension du son technique et aussi expérimentale, basée sur la personne humaine.
Lorsque vous êtes installé devant votre écran, par exemple, le son qui provient d’une enceinte est réfléchi dans la pièce avant d’arriver à votre oreille. Il arrive donc aux deux oreilles avec une différence de temps, d’amplitude et de spectre par rapport au son direct. Notre cerveau analyse tous ces éléments séparés fournis par les deux oreilles et les traduit pour permettre à l’auditeur de bien identifier la direction et la distance de la source sonore. C’est donc loin d’être simple mais le résultat est présent. D’autres laboratoires ont travaillé sur des algorithmes proches dont le SRS TruSurround, tandis que Bose, JVC et Yamaha proposent également des systèmes propres.